
une pensรฉe pour mon amie, partie trop tรดt
๐๐ฎ๐ฝ๐ฝ๐ป๐ฎ ร ๐ฌ๐ฎ๐พ๐ ๐ฎ๐ฝ ๐ฌ๐ฎ๐ต๐ต๐ฎ๐ผ ๐บ๐พ๐ฒ ๐ญ๐ธ๐ท๐ท๐ฎ๐ท๐ฝ ๐ฝ๐ธ๐พ๐ฝ ๐ช๐พ๐ ๐ช๐พ๐ฝ๐ป๐ฎ๐ผ
ร toi, Diarra,
Et ร vous, รขmes gรฉnรฉreuses et silencieuses,
Vous qui, dans l’ombre, offrez votre lumiรจre,
Sans jamais compter, sans jamais vous retenir.
Vous qui donnez de votre souffle, de votre cลur,
ร ceux qui croisent votre chemin,
Portant leurs fardeaux comme les vรดtres,
Effaรงant vos besoins,
Pour leur offrir la douceur dโun instant de rรฉpit.
Diarra, ton nom rรฉsonne comme un รฉcho lointain,
Un murmure des terres รฉthiopiennes,
Oรน lโesprit voyageur sโunit au ciel et ร la terre,
Oรน la sagesse des anciens traverse les รขges.
Tu es cette pierre prรฉcieuse,
Gardienne de tant dโรฉnergies,
Capable d’apaiser et de soigner,
Mais te laisses-tu le droit de te guรฉrir toi-mรชme ?
Combien dโรฉtoiles ont brillรฉ sous ton regard bienveillant,
Combien de mains se sont tendues, trouvant en toi un refuge ?
Mais je te le demande, Diarra,
ร quel moment as-tu tendu ta propre main,
Vers ton cลur, vers ton รขme,
Pour retrouver la force que tu offres si souvent aux autres ?
ร vous, qui donnez sans compter,
ร vous, qui portez les douleurs du monde sur vos รฉpaules,
Souvenez-vous que vous รชtes aussi dignes de recevoir.
Il est temps que vous repreniez votre propre pouvoir,
Que vous vous souveniez de cette pierre sacrรฉe que vous gardez,
Non pour lโoffrir, mais pour la protรฉger,
Car en elle, rรฉside votre force,
Votre รฉquilibre, votre vรฉritรฉ.
Diarra, voyageuse des รขmes,
Que ton chemin te mรจne vers toi-mรชme,
Et que chaque pas soit un retour vers ta propre lumiรจre.
Avec tout lโamour du monde,
ร toi,
ร vous.